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Et si après le confinement, on se mettait au vert ? Bonne idée ou pas ?

Mis à jour : mai 29

La diète verte s’affiche sur les tous les réseaux sociaux et semble avoir le vent en poupe. Mais qu’en est-il réellement ? Simple effet de mode ou réel intérêt diététique ?

Petit coup de mou physique ou mental post-confinement ? Et si on s’offrait une petite cure de jouvence pour le corps et l’esprit ?

La diète verte, qu’est-ce que c’est ?

Le concept n’est pas nouveau, mais refait régulièrement surface. Il s’agit de faire une cure, sur une durée limitée, au cours de laquelle seuls des aliments de couleur verte seront au menu. Bien sûr, uniquement des aliments sains, les M & M’s et autres Dragibus ne comptent pas. La majorité de l’assiette sera donc composée de légumes, de fruits et de légumineuses de couleur verte.

Ce que n’est pas une diète verte !

La diète verte n’est pas un régime amaigrissant. Son objectif n’est pas d’effacer les traces des gâteaux, crêpes et autres apéros Skype du confinement. Ni d’anticiper les fêtes de rattrapage ou les barbecues de l’été. Suivre ce type de diète peut bien sûr favoriser une perte de poids. Mais cette dernière sera temporaire et sans doute presque exclusivement sous forme d’eau. Toute modification alimentaire ne peut entraîner une perte de poids durable que si elle est maintenue dans le temps. Ce qui n’est pas le but de la diète verte.

Combien de temps ça dure ?

La durée recommandée varie en théorie de 3 à 40 jours. En réalité, la pratiquer une journée est déjà un très bon début, surtout si vous n’avez pas l’habitude de ce type de diète. Le but n’est pas de « tenir » le plus longtemps possible ni de se faire violence en serrant les dents. Le but est de se faire du bien. On va donc écouter son corps, adapter la durée à son expérience et se rappeler que rester trop longtemps sans protéines n’est pas recommandé pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle une durée de 3 jours semble une durée idéale. Mais ce type de diète n’est en rien obligatoire ou indispensable. Donc No stress pour ceux et celles à qui cela ne convient pas.

Quand va-t-on la planifier ?

Le printemps est la période la plus propice. En effet, c’est à la sortie de l’hiver que le corps a le plus besoin d’être reboosté et « détoxifié ». Même s’il s’agit ici plus d’une « purification » que d’une vraie détoxification, terme trop souvent galvaudé et mal utilisé. Mais ce n’est pas la seule raison. En effet, l’arrivée de l’été permet une plus grande variété des légumes et des fruits verts.

Comment ça se passe ?

Il n’est pas nécessaire de modifier son organisation personnelle en termes de repas. On prévoit donc 2 à 3 repas par jour, avec 1 à 2 collations facultatives. Ces repas et collations seront exclusivement composés d’aliments verts, à savoir (liste non exhaustive) :

· Des légumes : épinards, haricots verts, salade, mâche, roquette, blette, avocat, concombre, chou vert, chou kale, chou frisé, chou pommé, chou de Bruxelles, brocoli, céleri, asperges vertes, cœurs de palmier, cresson, cressonnette, pourpier, cerfeuil, pois mange-tout, algues, poivron vert, ortie, vert du poireau, graines germées, artichaut, fenouil, oignon vert…

· Des légumineuses ou équivalents : lentilles vertes, petits pois, fèves, edamame, pois cassés, haricots mungo…

· Des fruits : kiwi, pomme verte, poire, raisins blancs (verts), prune verte, mirabelle verte, melon vert…

· Herbes aromatiques : persil, basilic, coriandre, thym, menthe, ciboulette, sauge, sarriette, estragon…

· Divers : eau, tisanes et infusions vertes, cornichons, câpres, wasabi, piment vert, citron vert, huile d’olive et colza, graines de courge, pistaches, graines de fenouil, agropyre (herbe de blé, riche en chlorophylle), spiruline, le vinaigre… Le sel est autorisé, mais pas encouragé.

Ces aliments peuvent être consommés cuits ou crus, entiers, coupés, hachés, mixés, en sauce, en jus, froids ou chauds. Bref, dans tous leurs états. On comprend bien sûr que les modes de cuisson très agressifs sont à éviter.

Quels sont ses atouts ?

· Elle a une action dynamisante. L’atout majeur de cette diète se nomme « chlorophylle ». Il s’agit d’un pigment présent dans les végétaux qui leur donne leur couleur verte et qui assure la photosynthèse, mécanisme par lequel les plantes fabriquent de l’oxygène. La chlorophylle ressemble à l’hémoglobine, ce qui lui confère des vertus « oxygénantes » pour nos tissus puisqu’elle va faciliter la synthèse de globules rouges.

· Elle est plus colorée qu’il n’y paraît à première vue. Derrière le vert (qui prend chromatiquement le dessus) se cachent parfois d’autres couleurs, pigments ou phytomicronutriments plus discrets, mais pas moins intéressants. Il va s’agir par exemple de la lutéine (un caroténoïde), très présente dans les épinards, le brocoli, les choux, la laitue.

· Elle est alcalinisante. Cette diète est alcalinisante à souhait. Ce qui permet d’optimiser le pH, non pas du sang, car ce dernier reste dans des valeurs très contrôlées, mais dans les tissus. C’est le propre même de tous les végétaux, qu’ils soient verts, bleus, rouges, jaunes, oranges ou blancs… Alcaliniser permet de compenser une acidification liée à notre alimentation, souvent trop « animale » ou « transformée ».

· Elle est purifiante. Manger des végétaux permet, c’est certain, d’éviter de nombreuses toxines et de purifier le corps. Ce petit nettoyage de printemps se traduit même parfois par une peau plus nette et un teint plus frais. Avant le teint frais, il peut aussi y avoir parfois une petite phase disgracieuse et transitoire de relargage cutané (traduisez de boutons).

· Elle est rassasiante. Les assiettes sont en effet gourmandes, copieuses et variées si elles sont bien préparées. Pas question donc de s’affamer ni de compter.

· Elle est plus facile que le jeûne. Plus facile, car fatalement moins limitante. Avec un peu de créativité, elle peut même permettre de faire de belles expériences gustatives.

Quels sont ses inconvénients ?

· Ce n’est qu’une diète à court terme. Elle ne permet pas d’avoir une quantité suffisante de protéines, et encore moins l’ensemble des acides aminés essentiels. C’est pourquoi cette diète ne peut en aucun cas devenir un mode d’alimentation.

· Elle peut s’avérer lassante. N’avoir que du vert dans l’assiette peut être amusant au début, mais en l’absence d’une grande créativité, elle peut vite entraîner de la lassitude.

· Elle peut faire ballonner. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas bonne pour la santé. Au contraire, la chlorophylle peut même parfois aider à mieux digérer. Mais si vous n’avez pas trop l’habitude de mettre des végétaux au menu, il y a fort à parier que vos intestins vont bruyamment ou olfactivement vous le rappeler.

· Elle ne permet pas de couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels. Même si certains phytomicronutriments, autres que la chlorophylle (dont la lutéine), sont présents, il y en a beaucoup d’autres qui manquent à l’appel. Elle ne permet pas d’obtenir d’oméga-3 à longue chaîne, ni suffisamment de fer ou d’autres vitamines (vitamine B12) ou minéraux (le zinc, l’iode…)

· Elle est très contraignante socialement. Pas adaptée aux enfants, ni aux sorties entre amis, elle ne s’improvise pas et nécessite une très bonne organisation.

· Elle n’est pas adaptée à tout le monde. Souffrir de troubles du comportement alimentaire est une contre-indication de taille, comme de certaines autres pathologies. De la même façon, certains médicaments ne sont pas adaptés. Consultez alors votre médecin avant de vous lancer. Primum non nocere est la règle de base.

Les 10 trucs pour faire une diète verte au top !

1. Ne manger que des aliments bio. Ce serait bien dommage de faire une cure de pesticides.

2. Vous avez tendance à ballonner ? Favorisez le cru le midi et le cuit le soir.

3. Consommer une grande variété d’aliments. Ne mangez pas tout le temps les mêmes. Même s’ils sont verts, chacun a des atouts qui lui sont propres. Mais certains peuvent aussi poser problème en excès. Très riches en nitrates, les épinards ne sont par exemple pas à mettre au menu tous les jours.

4. Varier les textures ! Mettez du croquant, du croustillant, du moelleux, du juteux, du granité, du gras, du collant, du coulant, du velouté… dans votre assiette. Cela permet aussi de moins vite lasser le palais.

5. Avoir à chacun des repas principaux : une bonne source de glucides lents pour avoir une énergie durable : lentilles, petits pois, haricots mungo, fèves, edamame, pistaches, graines de courges. Ces aliments contiennent en plus des protéines.

6. Sans oublier le bon gras : olives, avocat, huile d’olive, huile de colza…

7. Objectif goût : piment, herbes, citron, vinaigre, épices… Le maître mot est de donner du goût.

8. Limiter les excitants : alcool (si si), café. Si vous avez besoin d’un petit booster, pensez au thé vert matcha mais consommez-le avec modération malgré tout.

9. Ne pas oublier de s’hydrater

10. S’écouter et ne pas se lancer dans une diète marathon, au finish, qui sera plus délétère qu’autre chose. Le but est de se faire du bien !

Alors, quand passez-vous au vert ?

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